Mission luxembourgeoise en Oman et aux Emirats - une diversité à intégrer et exploiter

  • October 25, 2017

Une délégation d’entreprises luxembourgeoises a effectué du 9 au 12 novembre derniers sous l’égide de la Chambre de commerce une mission au Sultanat d’Oman et aux Emirats Arabes Unis (Abou Dabi, Dubaï, Ras al Khaimah). La délégation, présidée par le Prince Guillaume et conduite par le Vice-Premier ministre, ministre de l’économie, Étienne Schneider, regroupait quelque cinquante entreprises représentatives de différents secteurs d’activité, allant de l’industrie aux services, voire de l’artisanat.

En termes d’agenda, il convient de rappeler que l’Exposition Universelle Dubai 2020 constitue un horizon rapproché. Le Luxembourg y aura, du reste, un pavillon. Il s’agit là d'un événement majeur, envisagé comme tel localement. Un gain de visibilité et d’attractivité va de pair avec de telles manifestations internationales. De manière générale, on ne compte plus les forums et salons professionnels qui se tiennent aux Emirats. Ce type d’activité est à voir à la fois comme support d’une politique nationale d’attractivité économique et un business en soi : il contribue, en effet, au développement des affaires, témoigne du dynamisme du pays, mais constitue aussi -à l’instar du tourisme- une ressource et un vecteur de l’investissement.

Pour certains membres de la délégation luxembourgeoise, la participation s'inscrivait en continuité de leurs activités d’affaires en cours, voire de leur présence effective sur place ; pour d’autres, l’objectif était de découvrir et d'explorer des potentiels. A cet égard, il a été souligné dans ces colonnes que la démarche exploratoire doit s’envisager dans la durée, une durée a définir, car elle constitue une des composantes de l’investissement, humain, matériel et financier, et le déterminant de toute réussite. Une mission exploratoire, brève, constitue une première étape en vue de penser la suite : valider la pertinence de l’entrée sur un marché, élaborer des choix stratégiques –dont « géographiques », tant l’on peut noter des écarts sensibles, ne serait-ce que entre les quatre étapes de la présente mission-, choisir les voies et moyens de prospection, apprendre et savoir recourir à des relais d’expertise.

Les membres de notre délégation ont été sollicités par de nombreuses entreprises locales dont l’offre consiste a effectuer les démarches administratives en vue du montage de société. On ne peut que saluer le dynamisme de leur démarchage commercial... Dans le même temps, il n’est pas interdit d’être lucide : le montage administratif arrive à l’issue d’un processus, tel que décrit plus haut, rarement comme entrée en matière (sinon, non sans risque) ; de plus, ce n’est pas forcément là le plus compliqué, surtout lorsque l’on envisage une implantation dans une zone franche. Par excellence, les zones en question ont déployé des efforts substantiels pour faciliter les choses. Cela fait partie de leur arsenal commercial pour attirer le chaland, tant l'offre en ZF est devenue vaste et concurrentielle. Seules comptent véritablement les questions de fond, les déterminants de l’approche commerciale, la capacité à mobiliser des moyens opérationnels pour tenter de réussir dans un contexte international des pays du Golfe le plus souvent méconnu des PME européennes, sur des marchés dynamiques, mais fortement concurrentiels, tel par excellence l’Emirat de Dubaï. Il est une option ; il n’est pas la seule.

Les pays du Golfe sont divers, à de multiples égards, tant économiques que sociaux-culturels. C’est une donnée à intégrer et dont il est possible et utile de tirer partie.

Délégation luxembourgeoise - Ras al Khaimah, Chambre de commerce - 12 octobre 2017